ACTION SUR L'EAU

Soirée "Dans mon tracteur, je m'interroge... les pesticides, un réel risque pour moi et les miens?"

Le 17 décembre à 19h45 au Ciné'fil de Vihiers. Entrée libre - réservation au 02 41 37 19 39 ou gabbanjou@wanadoo.fr

 

« En parler et en entendre parler, c’est lever des non-dits, prendre conscience de mes pratiques et ouvrir des possibles de changements pour moi et les miens, ainsi que pour mon environnement ».

 

Le GABBAnjou est engagé depuis plusieurs années aux cotés du SAGE Layon Aubance Louets pour contribuer à la préservation et à l’amélioration de la qualité de l’eau sur la zone du SAGE (lettre d'info du sage ici).

 

Sur ce territoire, l’agriculture et les utilisateurs de pesticides sont désignés comme responsables d’une grande partie de la pollution de ces cours d’eau.

 

La pollution de l’eau et de l’environnement par les pesticides est largement prise en compte dans les actions du SAGE, mais il ne faut pas oublier que les hommes et les femmes qui manipulent ces produits peuvent en être les premières victimes.

 

 Pour parler de ce sujet, difficile à aborder par la profession agricole et encore tabou dans les campagnes, le GABBAnjou propose d’échanger, d’entendre, sans critique et sans jugement, au cours d’une soirée principalement orientée pour la profession agricole et les utilisateurs de produits phytosanitaires, avec :

 

- La projection du film « La Mort est dans le Pré » à 20h qui témoigne de la vie d’agriculteurs français et de leurs familles, victimes des pesticides

 

- Une table ronde avec les interventions de Paul François (voir ci-dessous), de Sylvie Coignard, médecin généraliste à Angers, de Eric Vandaele représentant de la MSA, d’un élu du SAGE Layon Aubance Louets, ainsi que les témoignages de différents agriculteurs et des échanges avec la salle.

 

- Pot bio offert en fin de soirée par le GABBAnjou et le SAGE Layon Aubance Louets pour poursuivre les échanges.

 

 

 Paul François et PHYTO-VICTIMES : Paul François est agriculteur en Charente Maritime. En 2004, il inhale accidentellement un produit phytosanitaire de désherbage, le lasso, dans la cuve de son pulvérisateur et est victime d’une intoxication aiguë qui entraîne une longue hospitalisation et des conséquences graves l’empêchant pleinement d’assumer son travail d’agriculteur.  En 2007, il attaque la firme Monsanto. En septembre dernier, après un long combat judiciaire, la cour d’appel de Lyon lui a définitivement donné raison en concluant que la firme multinationale était responsable du préjudice qu’il a subi. Paul François interviendra également en tant que président de l’association Phyto-victimes qui regroupe des personnes (ou leurs proches) ayant utilisés des pesticides, du fait de leur activités professionnelles, et ayant des problèmes de santé.

www.phyto-victimes.fr

 

soirée santé agriculteurs- Communiqué de
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Soirée pesticides dans mon tracteur je m
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Et les dernières infos sur le sujet de générations futures

Le GABBAnjou, un acteur de la qualité de l'eau

Information Consommateurs

Rapport de la Cour des Comptes sur la politique de l'eau : ls agriculteurs bio interpellent l'Etat sur ses responsabilités pour une véritable reconquête de l'eau

La Cour des Comptes publie ce jour un rapport sur la politique de l'eau en France et pointe du doigt le non respect du principe pollueur-payeur, aggravé ces dernières années. La question agricole est bien au cœur du sujet de la gouvernance des Agences de l'eau et des choix de financement des changements de pratiques agricoles. La FNAB rappelle une fois encore ses propositions constructives pour enfin prioriser le préventif sur le curatif et diminuer la pression fiscale sur les contribuables -usagers, l'Etat doit prendre ses responsabilités.


L'enjeu agricole: financer de véritables changements de pratiques pour préserver la qualité de l'eau


La FNAB se réjouit de la publication du rapport de la Cour des comptes ce jour qui fait suite à différents rapports officiels témoignant des coûts induits par les pollutions diffuses d'origine agricole, estimés à 54 milliards d'euros par an pour la dépollution nitrates et pesticides.


Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau


Force est de constater que l'agriculture conventionnelle dans notre pays continue d'utiliser de plus en plus d'intrants chimiques (+9,2% en 2013), preuve qu’en dépit des nombreux discours sur les efforts déjà réalisés, les systèmes agricoles restent inchangés, voir de plus en plus intensifs. A ce jour, seule l'agriculture biologique garantie l'absence de pollution pour les pesticides de synthèse et des résultats probants sur la diminution des effluents de nitrates.Développer la bio sur les territoires à enjeux eau est une solution économe et efficace, du domaine du préventif laquelle coûte toujours moins chère que le curatif.


Plus d'information en cliquant ici


Informations Agriculteurs

Zones vulnérables - 5ème programme d'actions. Êtes-vous concernés ? Quelles sont les exigences réglementaires ?

Une grande partie du territoire du Maine-et-Loire est classée en Zone Vulnérable vis à vis du paramètre nitrate selon la directive européenne dite « Directive Nitrate ».

Pour lutter contre les pollutions par les nitrates d’origine agricole, quatre programmes d'action se sont succédé et en juin 2014 a été adopté le 5e programme de la directive Nitrates qui s'applique sur l'ensemble de la zone vulnérable. Ces programmes couvrent l'équilibre de la fertilisation, le calendrier d'épandage, les conditions d'épandage et les distances, le stockage des effluents, la couverture des sols, les documents d'enregistrement des pratiques agricoles.

 

Toute exploitation dont une partie des terres ou au moins un bâtiment se trouve en zone vulnérable est concerné par cette directive Nitrates. Lorsqu'aucune parcelle ou aucun bâtiment ne se trouve dans cette zone, ils sont alors hors de la zone vulnérable (HZV), mais l'exploitant est malgré tout soumis à un certain nombre de règles, notamment les distances d'épandage. Dans ce nouveau programme apparaissent également des zones d'action renforcée (ZAR) qui concernent tout exploitant dont au moins une parcelle se situe dans ces zones.

 

Les questions importantes pour vous sont donc :


Mes terres / mes bâtiments se situent-ils en Zone Vulnérable (ZV), en Zone d’Action Renforcée (ZAR) ou Hors Zone Vulnérable (HZV) ?

Pour le savoir, suivez ce lien : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-zones-vulnerables-a2847.html

 

En fonction de la zone où mes terres / bâtiments se trouvent, quelles exigences réglementaires dois-je respecter ?

Pour le savoir, suivez ce lien : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Document_de_synthese.pdf


Notez notamment que pour toute personne exploitant plus de 3 ha en zone vulnérable (sauf pour les exploitants qui ont la totalité de leur surface en prairie et qui utilisent moins de 50 kg d'azote total par ha), il est obligatoire de réaliser une analyse annuelle de l’azote du sol  « sur un îlot cultural au moins pour l’une des trois principales cultures exploitées ».

 

Répondre aux deux questions ci-dessus est important ! Le non respect de ces exigences réglementaires peut entraîner des pénalités !