Actions sur l'eau


20/09/19

L'eau : ne bullons pas en attendant la prochaine crise

La chaleur, la sécheresse ont caractérisé cet été 2019... Nous avons décidé de nous interroger sur le changement

climatique et de communiquer. Ainsi, le 18 juillet a eu lieu un point presse à Sainte Gemmes-sur-Loire au Jardin de l'Avenir, en présence de Loïc DE BARMON (maraîcher), Baptiste GRILLEAU (arboriculteur) et Philippe JAUNET

(éleveur). L'objectif était double : d'une part sensibiliser les particuliers, d'autre part interpeller les élus en charge

de ce dossier. L'Avenir Agricole, France 3 et le Groupe Réussir se sont déplacés. Voici les idées partagées à cette

occasion :

- L’agriculture doit d’abord se questionner pour des systèmes sans eau (élevage) ou avec moins d’eau ;

- Il faut donc engager la transition agricole et vite ;

- En bio, nous avons des propositions, mais nous restons humbles sur ce sujet ;

- Travailler en élevage sur l’autonomie alimentaire, la baisse des chargements… ;

- En maraîchage, arboriculture, petits fruits, PPAM, semences : chercher des adaptations techniques ;

- Et oui à l’irrigation, pourquoi pas des réserves, mais en adoptant des règles d’encadrement.

En parallèle, au GABB Anjou, nous avons créé et diffusé une enquête en ligne (9 questions), diffusées dans les

lettres d'infos de cet été. Au 16 septembre, date du dernier Conseil d'Administration, nous comptabilisions 20

réponses. Une majorité d'éleveurs et quelques maraîchers.

Les administrateurs & administratrices ont décidé de mettre en place un groupe

de travail pour chercher ensemble des solutions face à cette problématique.

N'attendons pas la prochaine crise pour faire quelque chose !


Le GABBAnjou, un acteur de la qualité de l'eau


Information Consommateurs

Rapport de la Cour des Comptes sur la politique de l'eau : ls agriculteurs bio interpellent l'Etat sur ses responsabilités pour une véritable reconquête de l'eau

La Cour des Comptes publie ce jour un rapport sur la politique de l'eau en France et pointe du doigt le non respect du principe pollueur-payeur, aggravé ces dernières années. La question agricole est bien au cœur du sujet de la gouvernance des Agences de l'eau et des choix de financement des changements de pratiques agricoles. La FNAB rappelle une fois encore ses propositions constructives pour enfin prioriser le préventif sur le curatif et diminuer la pression fiscale sur les contribuables -usagers, l'Etat doit prendre ses responsabilités.

 

L'enjeu agricole : financer de véritables changements de pratiques pour préserver la qualité de l'eau

 

La FNAB se réjouit de la publication du rapport de la Cour des comptes ce jour qui fait suite à différents rapports officiels témoignant des coûts induits par les pollutions diffuses d'origine agricole, estimés à 54 milliards d'euros par an pour la dépollution nitrates et pesticides.

 

Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau

 

Force est de constater que l'agriculture conventionnelle dans notre pays continue d'utiliser de plus en plus d'intrants chimiques (+9,2% en 2013), preuve qu’en dépit des nombreux discours sur les efforts déjà réalisés, les systèmes agricoles restent inchangés, voir de plus en plus intensifs. A ce jour, seule l'agriculture biologique garantie l'absence de pollution pour les pesticides de synthèse et des résultats probants sur la diminution des effluents de nitrates.Développer la bio sur les territoires à enjeux eau est une solution économe et efficace, du domaine du préventif laquelle coûte toujours moins chère que le curatif.

 

Plus d'information en cliquant ici

 


Informations Agriculteurs

Zones vulnérables - 5ème programme d'actions. Êtes-vous concernés ? Quelles sont les exigences réglementaires ?

Une grande partie du territoire du Maine-et-Loire est classée en Zone Vulnérable vis à vis du paramètre nitrate selon la directive européenne dite « Directive Nitrate ».

Pour lutter contre les pollutions par les nitrates d’origine agricole, quatre programmes d'action se sont succédé et en juin 2014 a été adopté le 5e programme de la directive Nitrates qui s'applique sur l'ensemble de la zone vulnérable. Ces programmes couvrent l'équilibre de la fertilisation, le calendrier d'épandage, les conditions d'épandage et les distances, le stockage des effluents, la couverture des sols, les documents d'enregistrement des pratiques agricoles.

 

Toute exploitation dont une partie des terres ou au moins un bâtiment se trouve en zone vulnérable est concerné par cette directive Nitrates. Lorsqu'aucune parcelle ou aucun bâtiment ne se trouve dans cette zone, ils sont alors hors de la zone vulnérable (HZV), mais l'exploitant est malgré tout soumis à un certain nombre de règles, notamment les distances d'épandage. Dans ce nouveau programme apparaissent également des zones d'action renforcée (ZAR) qui concernent tout exploitant dont au moins une parcelle se situe dans ces zones.

 

Les questions importantes pour vous sont donc :

 

                Mes terres / mes bâtiments se situent-ils en Zone Vulnérable (ZV), en Zone d’Action Renforcée (ZAR) ou Hors Zone Vulnérable (HZV) ?

        Pour le savoir, suivez ce lien : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/les-zones-vulnerables-a2847.html

 

                En fonction de la zone où mes terres / bâtiments se trouvent, quelles exigences réglementaires dois-je respecter ?

                Pour le savoir, suivez ce lien : http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Document_de_synthese.pdf

 

Notez notamment que pour toute personne exploitant plus de 3 ha en zone vulnérable (sauf pour les exploitants qui ont la totalité de leur surface en prairie et qui utilisent moins de 50 kg d'azote total par ha), il est obligatoire de réaliser une analyse annuelle de l’azote du sol  « sur un îlot cultural au moins pour l’une des trois principales cultures exploitées ».

 

Répondre aux deux questions ci-dessus est important ! Le non respect de ces exigences réglementaires peut entraîner des pénalités !